mercredi 26 août 2026

Retour en Malaisie - Une merveilleuse semaine sur l’île de Penang


Carnet de voyage n°10 - Malaisie 2024


Après un bref séjour sur l’île de Koh PhaNgan, dans le golfe de Thaïlande, nous prenons la route vers le Sud, en direction de sa voisine malaisienne et de l’île la plus gourmande de toute l’Asie du Sud-Est, Penang Island !

On est tout excités à l’idée de retourner dans notre ville coup de coeur, la ravissante George Town, et encore plus de savoir que nous allons pouvoir retourner dans toutes ces bonnes adresses où nous nous étions régalés. 💛


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Les fameuses shophouses de George Town


INFO:  Article "Carnet de Voyage" pour notre 10e voyage en Asie,  d'octobre 2023 à avril 2024  - écrit après notre retour en Belgique - Ici, notre 18e étape à George Town, en Malaisie
 

Deux îles, deux ambiances.

Finies les virées en scooter sous les cocotiers, finis les hippies à paillettes sur les plages et l’ambiance « festival » de Koh PhaNgan.

Penang est une île bien plus grande, bien plus développée et urbanisée. Les gens ne viennent pas ici pour bronzer sur le sable chaud, mais pour son patrimoine culturel magnifiquement préservé dans une des villes les plus mignonnes que l’on connaisse.

En fait, leur seul point commun — hormis que ce sont deux îles tropicales — c’est qu’on y mange très bien, point. (Et encore, c’est difficilement comparable).


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Penang island



De Koh PhaNgan à George Town, en mini-van



Quelle aventure pour quitter notre paradis infernal thaïlandais !

Nous avions réservé un taxi pour nous amener au port de Tong Sala à 5h du mat, pour prendre notre ferry, et ce taxi n’est jamais arrivé. Personne pour répondre au téléphone, personne sur la route, personne. On se met donc en route, encore à moitié endormis, avec tout notre barda sur le dos. 😵

Heureusement, de chez Serjiu, le port n’est qu’à 2,5 km. Mais 2,5 km, chargés comme des mulets et au pas de course, la tête dans le fion…

Je vous jure, on est arrivés tout juste avant le départ du bateau, à deux minutes près, trempés de transpiration, exténués comme jamais et en maudissant notre chauffeuse de nous avoir plantés comme ça. (On imagine même pas si on avait raté le ferry. C’est toute notre journée, toutes nos réservations... Tout tombait à l’eau !)

C’est donc parti pour trois heures de ferry jusqu’au port de Don Sak (Surat Thani) avec la compagnie Seatran. De là, on attend le mini-van qui se pointe 30/40 min plus tard.

Tout est extrêmement bien foutu, ils sont vraiment rodés en Thaïlande pour déplacer les touristes d’île en île.

On a la chance de pouvoir choper les places de devant — un avantage très appréciable pour les 5h30 de route qui nous attendent jusqu’à Hat Yaï — d’où nous reprendrons un autre mini-van, direct jusqu’à George Town, en Malaisie.


Au port de Donsak

Dans le mini-van


Nous passons par le post frontière de Sadao (Thaïlande) - Bukit Kayu Hitam (Malaisie) en un temps record. En 10 min on avait tous nos cachets - merci au revoir. Efficace.

Plus que 3h pour rejoindre le point d’arrivée, devant le centre commercial Komtar en plein centre de George Town.

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La nuit tombe vite, mais on ne résiste pas à l'envie de faire un petit tour avant de rentrer se coucher



Salamat datang Malaysia !



Oh comme nous sommes heureux d’être là. Notre guesthouse n’est pas aussi agréable que la première fois (juste à côté d’un des bars les plus animés de la ville — super), mais quel agréable sentiment que d’être de retour.

La chaleur étouffante nous accueille, mais aussi le sourire et la bonne humeur contagieuse des Malaisiens.

Nous passerons une semaine ici, une merveilleuse semaine.


Au programme :
  • Se reperdre dans les ravissantes et photogéniques ruelles de George Town.
  • Laisser parler nos enfants intérieurs en y louant des vélos-scooters.
  • Partir à la recherche d’un vrai jus de muscade bien frais.
  • Redécouvrir les Jetties, ces microcosmes sur pilotis.
  • Passer la journée au Jardin botanique et s’émerveiller de toute cette beauté tropicale.
  • Ne pas en avoir assez et retourner s’extasier au Tropical Spice Garden.
  • En vouloir encore plus en partant randonner dans la jungle, dans Le Parc national de Penang.
  • Ne plus voir le temps passer dans les vieux temples chinois, toujours aussi mystérieux.
  • Et se régaler, bien évidemment. Retourner dans toutes ces bonnes adresses qui nous avaient tant plu et en découvrir de nouvelles !

Voilà, un peu de culture, beaucoup de nature et plein de bonnes régalades. 😋🍃


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Miam miam miam
Ici, une glace citron/fruit du dragon (15 MYR ± 3€) 💕👌



Le charme de la vieille ville opère tout de suite. L’ambiance est paisible et chaleureuse, de jour comme de nuit.

Oui, la chaleur est véritablement accablante ici, mais le bonheur de pouvoir se perdre dans ces petites ruelles, plus photogéniques les unes que les autres, vaut bien quelques litres de transpiration en moins. 😝

La circulation est très calme, tout peut se faire à pied (mais n’oubliez pas de toujours prendre un parapluie avec vous, pour le soleil surtout).

Sinon, un bon moyen de visiter la ville, c’est en vélo (mais du coup, vous serez sous le soleil tout le temps). Nous, ce qu’on a fait, surtout pour s’amuser un peu, c’est louer des vélos-scooters électriques pour une heure (20 MYR/p ± 4€). Il y a plusieurs loueurs autour d’Armenian Street, on le recommande vivement !


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De vrais maisons de poupées grandeur nature !


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Nos super vélo-scooter électriques 



C’est une vraie chasse aux trésors que de déambuler dans la vieille George Town.



Entre les shophouses qui me font complètement craquer, leurs couleurs, leurs carrelages… Les oeuvres de street-art disséminées ça et là, les temples — principalement chinois —, patinés et remplis de mille détails, du sol au plafond…

Les célèbres fresques murales de l’artiste Lithuanien Ernest Zacharevic sont toujours là, mais se fanent de plus en plus … Heureusement, de nouvelles font leur arrivée et les oeuvres caricaturales de l’artiste local Tang Men Kian, en métal forgé, ne prennent pas une ride, elles. (Après, de vous à moi, on ne les comprend pas toujours…)

Les musiques bollywood de Little India résonnent toujours dans le quartier indien, le plus coloré de tous. Venir y siroter un bon chaï épicé avant de commencer la journée est toujours une bonne idée.

Tout ce mélange historique-artistique des plus hétéroclites participe grandement au charme de la vieille ville.
 

La sélection des photos fut difficile... 
Très difficile 😝

J'adore ces vieux carrelages japonais "majoliques", très art-nouveau

Dans les temple chinois, le rouge domine toujours

On n'a jamais été à Cuba, mais ça y fait penser...

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Une des oeuvre de Tang Men Kian


Mais derrière cette joyeuse accumulation de couleurs, de temples et de vieilles shophouses, il y a aussi une histoire particulièrement riche — et parfois beaucoup moins jolie aussi.


Pour la petite histoire :


George Town fut créée en 1786, à l’époque où la Compagnie britannique des Indes orientales contrôlait une grande partie du monde. C’est le capitaine Francis Light qui en est à l’origine et qui la nomma ainsi en l’honneur du roi George III d’Angleterre.

On comprend donc facilement pourquoi de nombreux Malaisiens préfèrent l’appeler Tanjong (de Tanjun Penaga), son nom d’origine.

Penang, encore très sauvage et très peu peuplée, se transforme et Tanjong, la nouvelle George Town, devient un des ports de commerce les plus attractifs de la région. Un port franc, c’est-à dire, sans taxe. La rivalité est rude entre les empire coloniaux occidentaux qui s’accaparent le précieux et extrêmement lucratif commerce des épices à cette époque.

Et cette histoire commerciale va profondément façonner le visage de George Town.

La mangrove a disparue, les jetties persistent

On se croirait presque dans une studio de cinema


C’est ainsi que toute une diaspora chinoise immigre sur l’île, des commerçants pour la plupart, attirés par les avantages que procure ce nouveau point de commerce. Ils se retrouvent vite majoritaires et c’est toujours le cas aujourd’hui — l’île de Penang est le territoire malaisien avec le moins de Malais.

Ces derniers se regroupent en « clan » et de nouveaux microcosmes se créent. À l'intérieur des Kongsi et sur les Jetties (jetées).
  • Les « Kongsis » sont les maisons des clans marchands, devenues de véritables joyaux culturels et architecturaux que l’on peut visiter.
  • Les « Jetties » regroupent les clans des travailleurs, qui, eux, bien souvent, ne pouvant prétendre à acheter des terrains sur la terre ferme, se sont installés sur de très modestes maisons sur pilotis dans les mangroves du front de mer. Cela leur évitaient ainsi de devoir payer une taxe d’habitation et des impôts aux colonisateurs britanniques. C'était aussi plus facile, logistiquement parlant (plus près de la mer, pour le travail, pour l'accès à l'eau...). Grâce à cela, ils ont pu créer tout un réseau de "clans" et ont su préserver plus facilement leurs traditions, bien à l’écart de l’administration coloniale. (Bien joué !)

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Les maisons sur pilotis des "jetties", un avenir très incertains...


Aujourd’hui, les jetées sont devenues de véritables curiosités touristiques, alors qu’elles restent avant tout des lieux de vie, et les habitants se retrouvent tiraillés entre les profits touristiques que ça leur rapporte et leur perte d’intimité.

Les jeunes préfèrent partir vivre dans des appartements en périphérie de George Town et les plus âgés redoutent que ces jetties ne perdent leur âme au profit du tourisme qui les transforme, inévitablement.

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Les jetties attirent de plus en plus de curieux...


Les Chinois ne sont évidemment pas les seuls à avoir façonné le visage de Penang.

La communauté indienne, elle aussi, s’est constituée par plusieurs vagues successives. Des commerçants et travailleurs venus notamment du sud de l’Inde étaient déjà présents dès les premières années de George Town. 

À ceux-ci s’ajouteront des prisonniers indiens déportés par l’administration britannique et employés comme main-d’œuvre pénale pour pour construire la nouvelle ville du Capitaine Light.

C’est à eux que l’on doit le plus gros des travaux d’urbanisation de la toute nouvelle George Town au début des années 1800. 

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Animaux fantastiques dans un temple hindou


D’autres immigrés — plus « discrets » si je puis dire — suivront, de Thaïlande et de Birmanie notamment. Ils se regroupent principalement dans le quartier de Pulau Tikus, où deux temples sont érigés début 1800. Ils sont toujours là, l’un juste en face de l’autre : le Dhammikarama Burmese Temple et le Wat Chaiyamangkalaram.

Temples que nous avions visité la première année où nous étions venus.

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À l'intérieur du Dhammikarama Burmese Temple


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Et l'extérieur du Wat Chaiyamangkalaram thaïlandais


C’est justement ce patrimoine, façonné par tous ces brassages successifs, qui fait aujourd’hui la richesse — mais aussi toute la fragilité — de George Town.



George Town aujourd'hui, quand l'UNESCO s'en mêle...


Pour en revenir au coeur de Tanjong et à ces magnifiques shophouses, héritage de tout ce brassage culturel qui fait tout le charme de la vieille ville, là aussi un dilemme s’impose. Depuis que l’UNESCO a ajouté la ville à sa liste, les avis sont, comme souvent, très mitigés.

Comme pour les jetties, les habitants se sentent pris en étau, entre la revalorisation de leur patrimoine, l’afflux touristique et les gains financiers que cela apporte, versus l’inévitable gentrification de ces vieux quartiers et la peur que la ville ne devienne plus qu’un « musée mort » transformé en parc d’attraction touristique.

Comme toujours, comme partout, la balance devient très dure à maintenir, autant que l’entretien de tous ces vieux bâtiments sujets aux nouvelles contraintes de l’UNESCO. (ça nous rappelle ce qui se passe à Kyoto).

À savoir que l’UNESCO offre une reconnaissance mondiale, tel un puissant outil de marketing touristique, mais que l’inscription au patrimoine mondial ne signifie pas pour autant que l’organisation finance directement la restauration des bâtiments privés. Leur conservation repose sur un ensemble de dispositifs et de financements publics et privés, auxquels les propriétaires doivent eux-mêmes avoir accès. Et c’est là que les choses se compliquent.

Ils imposent donc des règles très (trop ?) strictes aux habitants, pour la préservation des habitations traditionnelles (et sincèrement, je suis la première à les remercier de préserver ces beautés), mais les moyens de les entretenir ne suivent pas toujours. Que faire alors lorsque l’on possède une vieille shophouse classée, mais pas les moyens de la restaurer selon les règles imposées ?

Un bon nombre de maisons sont déjà restaurées

Il y en aurait entre 7 000 et 10 000 dans toute la ville

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Dont 3 853 dans le coeur historique de George Town,
mais la majorité attendent encore leur tour...



Au-delà de la ville historique, l’île de Penang offre quantité d’autres activités et dévoile une nature luxuriante que nous sommes ravis de (re)découvrir aussi.



Penang Hill — Bukit Bendera


Pour prendre un peu de hauteur et découvrir l’un des plus grands temples bouddhistes d’Asie du Sud-Est (le plus grand de Malaisie), rendez-vous à Penang Hill, au sud de George Town.

C’est aussi un endroit que nous avions découvert lors de notre première visite sur l’île, en 2019.

En bas, vous y trouverez l’énorme complexe du temple Kek Lok Si, où vous pourrez vous balader de bâtiments en bâtiments, au milieu d’une végétation dense et colorée.

Un funiculaire vous attend, pour rejoindre le sommet, d’où vous profiterez d’une superbe vue et où vous pourrez prolonger la balade dans The Habitat Penang Hill, un éco-parc qui propose différentes activités nature (et beaucoup de spots à selfies). 😎

Dans le complexe religieux du Kek Lok Si

L'intérieur d'un des (nombreux) bâtiments

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La vue depuis Penang Hill



Le jardin botanique de Penang


Si vous aimez les jardins tropicaux (et les singes !), allez faire un tour dans le Penang Botanical Gardens. (Entrée gratuite)

En 2019, nous avions été émerveillés par celui de la capitale et celui-ci, bien que plus petit, vaut tout à fait le détour. Mention spéciale pour son « Secret Garden ».

Bonus : deux temples hindous, ultra colorés avec mille sculptures, sur la route (mais vérifiez les heures d’ouverture — ils étaient tous les deux fermés lors de notre passage…)


Arbres gigantesques...
Ici, dans le "secret garden"

Fleurs étranges...
Ici, une fleure "Chauve-souris"

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Macaque Crabier, celui que vous croiserez le plus en Malaisie



Toujours dans les jardins, un autre endroit que nous avions visité en 2019 et qui nous avait beaucoup plu, c’est le ravissant Tropical Spice Garden à Teluk Bahang, au nord de l’île.

On y est retourné sans hésiter !


The Tropical Spice Garden (Teluk Bahang)



C’est un des plus beaux jardins que nous avons eu la chance de parcourir. Petit, mais extrêmement dense et très bien entretenu. Vous y apprendrez plein de choses sur les espèces endémiques, les palmiers, les fougères… mais aussi sur les plantes médicinales et les épices, bien entendu.

Une oasis luxuriante qui laisse admiratif devant toutes ces splendeurs naturelles.

Le prix d’entrée comprend un audio-guide, très utile. Il y a aussi une petite boutique où vous pourrez acheter des épices et d’autres jolis souvenirs.

Bonus : un espace pour se reposer et boire un thé glacé, gratuit + un « fish spa » où des dizaines de petits poissons viendront vous chatouiller les pieds, non pas dans un bassin dégueulasse comme ceux pour les touristes, mais dans une petite rivière très… bucolique.


Tarifs :
Tickets - 28 MYR/p (+- 5,50€)
Taxi depuis George Town - 24 MYR (+- 4,70€)
Taxi vers Tanjing Bungah - 12 MYR (+- 2,30€)


Toujours des fleurs très contrastantes

Une rivière, un bassin... une balançoire aussi !


Double Bonus

Juste en face se trouve une charmante petite plage — Pantai Tropika — avec quelques accommodation pour manger un bout. La baignade est malheureusement fortement déconseillée, les courants sont forts et des méduses (parfois dangereuses) profitent elles aussi de cette eau à température idéal… Néanmoins, voyant faire quelques locaux, nous y sommes allés (en restant tout près du bord) et ça nous a fait un bien fou ! (En fait, sincèrement nous n’étions absolument pas au courant pour les méduses).


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La plage de Pantai Tropika



Enfin, pour une immersion totale dans la jungle, rendez-vous dans un des plus petits parcs nationaux du monde, passé la petite ville-village de Teluk Bahang (la dernière sur la route depuis George Town).


Le Parc national de Penang — Taman Negara Pulau Pinang



Une des plus éprouvantes, mais aussi — et surtout — une des plus belles journées de tout notre séjour !

4h30 de randonnée, sous le cagnard, à suer notre vie, vers la ravissante Turtle Beach et jusqu’à la plus sauvage plage de Kampi, où très peu de monde s’aventure apparemment (nous étions les seuls ce jour-là).

Un périple sportif, assez éprouvant, mais avec pour récompense une plage paradisiaque juste pour nous 💛 (et la satisfaction physique d’y être arrivé, aussi).

En chemin nous avons eu la chance de revoir les adorables dusky langurs, rencontrés pour la première fois à Prachuap Kiri Khan en Thaïlande.

 
Tarifs :
Tickets - 50 MYR/p (+- 10€)
Taxi depuis/vers George Town - entre 26 et 40 MYR (5 à 8€)

Des chemins pas vraiment entretenus...

Et pas toujours facilement praticables... 😅

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Mais à l'arrivée, une magnifique plage, juste pour nous 💛

Les dusky langurs 😍

Pas de tortue... mais des traces et un nid !


Sur la route du retour (depuis le parc national ou le jardin des épices), selon les jours de la semaine, vous pourrez profiter de l’animation locale et des délices d’un night market.

Nous, c’était un mardi, en quittant la plage en face du jardin, et nous avons pu découvrir le Tanjung Bungah Night Market où nous avons fait le plein de fruits frais pour notre randonnée dans le parc le lendemain. (Un peu lourd, mais nécessaires !)

Nous avions repéré un restaurant végétarien — Yi Ke Shu — dans ce village et c’est en y allant que nous sommes tombés sur le marché.

Sinon, vous passerez d’office par la station balnéaire de Batu Ferringhi et là le marché de nuit est ouvert tous les soirs.

Délicieux "organic soy curry ramen" (18,90 MYR)

Étales de fruits au Tanjung Bungah Night Market



Eh oui, la réputation de Penang la gourmande n’est plus à faire et le plus compliqué, au final, sera de choisir où et quoi manger, tellement le choix est grand !

Nous sommes donc retournés dans certaines adresses que nous avions particulièrement appréciées la première fois et en avons découvert de nouvelles. 💛

Dans les connues, on s’est précipité chez EE Beng et son énorme buffet, toujours aussi fantastique. On est aussi retourné chez Luk Yeah Yan, qui ouvre plus tard (pas le buffet du-coup mais un menu).

Niveau buffet (en journée donc), on a peut-être préféré celui de Luk Yeah Yan cette année car le choix est un poil plus varié (ils proposent quelques salades par exemple). Le personnel est toujours aussi adorable.

Nous en avons trouvé un autre, dans une petite ruelle, et il était dingue lui aussi.

Un jus sirop de muscade !

Et même des petits dim-sums, c'est rare

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Chez EE-Beng - buffet en self-service (et tout est succulent, tout !)



Notre article sur les restaurants végétariens de Penang --> c'est par ici



Une autre adresse coup de coeur où nous sommes retournés pour se délecter de leurs plats aux champignons « tête de lion » c’est chez Zen Xin.

Rien à dire, aussi bon que dans nos souvenirs.


Pour manger indien, on est retourné au Woodlands. Leur « fried idlys » en sauce sont vraiment à tomber et le choix est énorme - dans tous les cas.

Rq : selon l’heure, le menu varie. Vous aurez droit a certains plats uniquement le matin ou le soir… ça dépend.


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Petite portion d'idlys frits, en sauce, un délice !


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Champignons "tête de lion" de deux façon 😙



Nous avons découvert deux nouvelles adresses qui méritent elles aussi de figurer dans notre liste. Un poil plus chic, mais on est là pour se faire plaisir ou pas ?!

  • Susu vegan Milk Bar - Un petit resto concept très sympa, tout rétro et qui ne propose qu’un burger (vous pouvez choisir plusieurs option du type, avec ou sans avocats par exemple) et le type de frites pour l’accompagner. Pour boire, c’est tout un concept aussi. Le barman vient vous poser quelques questions et vous prépare un mocktail/cocktail sur mesure !

    Là aussi, on s’est régalé. On a pris la total, le « beet avocado burger with vegan cream cheese à 24 MYR + des frites 12 MYR.

    Total : 90 MYR (+- 17€)

  • Plant A Seed Vegan - un restaurant japonais 100% vegan.

    Xa s’est pris un bol de soupe (Traditional herbal soup) (énorme!), moi un set de trois gros gunkans (« The three musketeers » j’adore ) + du tempeh frit et des uramakis à la mangue, à partager.

    Total : 84 MYR (+- 16€)


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Ambiance cozy-retro chez Susu Vegan Milk Bar

Nos deux mocktails personnalisés

"Les Trois Mousquetaires"  💚


Et pour terminer, je ne pouvais pas passé à coté du jus le plus rafraîchissant qu’il m’ait été donné de déguster, spécialité locale et emblématique de Penang : le jus de muscade !

J’ai filé tout droit dans l’Armenian Street où se trouvait le meilleur jus de la ville (à mon humble avis) mais, tristesse, le petit magasin n’existe plus. Il a fallu bataillé un peu pour retrouver du vrai jus frais (et non du sirop) à 4 MYR (+- 0,80€) mais, j’ai réussi (c’est fou que ce soi si rare, même là-bas).

C’est dans un petit resto de quartier que j’ai trouvé mon bonheur, au Hai Beng Coffe Shop véritable institution locale avec une ambiance « kopitiam » brut et très authentique (oui oui).

Je confirme, c’est bien le jus le plus agréable à boire quand il fait aussi chaud.

 

Notre article sur le jus de muscade --> c'est par là


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Hai Beng Coffee Shop


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Le véritable jus frais de muscade,
avec une petite prune séchée pour rehausser le goût 👌



Il est situé presque en face du Red Inn Court, où nous avions logé en 2019. Une adresse que j’avais beaucoup appréciée et qui se trouve juste à coté d’un nouveau petit café très sympa (avec de l’air-co cette foi), le Bean Sprout Coffee.

Leur dirty chai est délicieux, parfait pour commencer la journée en douceur (et en fraicheur). 💙


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Ice chaï latte (16 MYR) et Dirty chaï (16 MYR +- 3€)
Le luxe d'un café avec air-co...



Voilà - une semaine royale, bien transpirante mais si satisfaisante !

Le temps est passé bien trop vite et on se rend compte qu’il nous reste un paquet d’endroits à découvrir sur cette île.


Alors comme on le dit souvent, vivement la prochaine foi !


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