On remercie l’influence des nombreux courants religieux et une plus grande tolérance de la société envers les régimes alimentaires divers et variés.
Ajoutez à cela la tendance mondiale à manger plus sain — et donc plus végétal — et cela multiplie encore plus les possibilités.
Même les végétaliens/végans y trouveront facilement leur compte (plus ou moins facilement selon les pays, bien sûr). Mais cela reste bien plus accessible qu’on ne l’imagine!
J’ai personnellement arrêté de manger des animaux en 2005 et Xa depuis encore plus longtemps et l’on ne peut que constater la belle évolution et l’ouverture d’esprit face à ce choix.
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| Avec une telle profusion de fruits et légumes... il y a de quoi faire! (SriLanka 2022) |
Ce qui nous amène à un sujet des plus passionnants :
La fameuse street-food asiatiqueCette dernière fait partie intégrante de l'aventure et ce serait bien triste de passer à côté.
Alors oui, les options végétariennes y sont toujours bien moins nombreuses, soyons honnêtes, mais le choix ne manque pas pour autant. Et je ne parle même pas des fruits, smoothies et autres desserts…
Le gros avantage avec la cuisine de rue, c'est que
tout est visible. Les ingrédients, la façon de faire... Il est donc très facile de montrer ce que vous voulez ou ne voulez pas.
Notre article sur la
Street-Food asiatique
spéciale végétale -->
c'est par ici!
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Des rues entières, parfois tout un quartier (!) envahi de roulottes qui préparent mille choses à manger! (Chau Doc - Vietnam 2022) |
Et dans les restaurants, moyennant deux trois petits ajustements, vous trouverez toujours de quoi manger (et je pense même pouvoir dire que vous serez rarement déçu) 😉
La première chose à garder en tête : aujourd’hui, se faire comprendre n’est presque jamais un vrai problème. (Bon, il arrive parfois que certains interlocuteurs ne fassent aucun effort… mais là, on est vraiment sur des exceptions exceptionnelles).
Néanmoins, il est toujours préférable de baragouiner quelques mots en langue locale. On sous-estime souvent combien un simple, « bonjour » et « merci » peut faire la différence.
Ce micro effort de votre part fait tellement plaisir et ouvre bien des portes!
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En cuisine, trop de choix ne tue pas le choix 😋 (marché de nuit Thaïlandais) |
Alors, conseil n°1 : Trouvez le mot magique
Autant en
Inde, au
Népal et au
Sri Lanka, l’anglais et le mot « Veg » pour signifier que vous ne mangez que des légumes sont une évidence, autant ailleurs, pas toujours.
Heureusement, nous avons rapidement appris qu’il y a souvent un petit mot magique pour se faire parfaitement comprendre!
Une facilité que l’on retrouve dans tous les
pays bouddhistes, car ce « mot magique » est lié au régime alimentaire « bouddhiste » (sans souffrance animale), en lien direct avec le concept d’
Ahimsa (non-violence) prôné par cette philosophie/religion issue de l’Hindouisme.
C'est en Thaïlande que nous l'avons découvert.
Là-bas, le mot "Jay" ou "Kin Jay" veut donc dire « manger végétarien » au sens bouddhiste du terme.
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Restaurant "Jay" à Chiang Maï, testé & approuvé par notre ami Alan (et qui n'est pas du tout végétarien lui!) |
"JAY"
Ce simple mot nous a ouvert les portes d'une diversité culinaire
que nous étions loin d'imaginer!
Au moindre doute, dès qu'un sourcil se soulève, on le dit et tout s'éclaircit.
C'est un atout de taille pour communiquer là-bas, telle une
véritable botte secrète, que l'on dégaine à chaque fois !
C'est comme ça que nous avons découvert les restaurants "bouddhistes" et la cuisine végétarienne traditionnelle.
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Très facile à repérer - en Thaïlande - le symbole JAY qui ressemble à un 17, sur fond rouge et jaune, indique toujours qu'il s'agit de préparations 100% végétales! |
Au-delà de la communication, et dès que l’on sort du cadre de la street-food, voici notre deuxième conseil
Conseil n°2 : cherchez les restos végétariens autour de vous, tout simplement
Je sais que cela semble évident, mais comme c’est souvent dans ces endroits que nous avons le mieux mangé, impossible de ne pas en parler.
Et croyez-nous, ce n'est pas le choix qui manque encore une foi.
En plus des restaurants végétariens "traditionnels" on va dire (et dont on vous parle plus en détail dans l'article sur la cuisine bouddhiste donc), on trouve aussi toute une nouvelle génération d’adresses qui surfent sur cette fameuse vague « bobo quinoa écolo » 🍃
Ici des warps crus au cuir de fruit papaye
chez Mòksa à Ubud
Cuisine Mexicaine revisité avec ce super burritos de chez Pure Vegan à Ko Phangan
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| Tendance chic et épuré chez Alchemy, à Ubud, qui propose une cuisine végétale crue (Bali 2020) |
Ici les établissements se font plus cosy - les prix se gonflent un peu aussi - mais le goût est toujours au rendez-vous. Des adresses un peu plus touristiques, oui, mais souvent très jolies aussi.
Alors, quand on en a un peu marre des restos tout moches, quand on a envie de se poser dans un cadre agréable et quand la nourriture locale nous lasse un peu, c'est l'idéal.
De vraies pépites!
C'est là que l'on trouve les fameux
"smoothie bowls" et les kombuchas maison
Les délicieux gâteaux cru et vegan
ici, passion/mangue
Les jus de fruits et les shots santé
ici, curcuma/gingembre/citron
Et les petits déjeuner originaux,
sains et gourmands!
Pour nous aider à les trouver, (quand on ne tombe pas dessus par hasard - Ce qui arrive plus souvent qu'on ne le pense), en plus de
Google et des applications type
HappyCow, je vais toujours voir ce qui se dit sur les
blogs de voyages justement. Certains proposent des listes particulièrement bien faites.
Selon les pays, les régions, on varie les plaisirs entre cuisine locale délicieuse, très bon marché et cuisine "fusion" un peu plus chère, mais terriblement originale.
Et attention, quand on dit que c'est plus cher, ça ne l'est pas vraiment. Occidentallement parlant.
En
Thaïlande par exemple, le prix d’un plat de rue à 1–2 € passe vite à 3–5 € dans un resto plus "tendance". Ça reste très raisonnable pour un budget européen, mais on passe du simple au triple.
Donc, pour un local, qui a l'habitude manger local, là par contre, ça explose plus le budget et c'est important de s'en rendre compte.
Resto indien 100% local style
C'est moche (mais on y mange très bien!)
VS resto touristique pour étrangers
Manger avec vue, ça vaut bien un pti supplément
Bien évidemment, et même s'ils sont de plus en plus populaires, on ne tombe pas toujours sur ce genre de restos 100% végétaux.
Heureusement, certains restaurants non végétariens proposent aussi d’excellentes options végé, de plus en plus même — comme
Momo Taru à
Katmandou, par exemple.
Avec Élisa et Mon chez MomoTaru, un de nos restos préféré à Katmandou
Un restaurant japonais avec de très nombreux plats végétariens/vegan!
Néanmoins, il est vrai qu'en cuisine de rue (selon les pays) ou dans des bleds plus paumés avec un choix de restauration très restreint, c’est parfois beaucoup plus compliqué.
Il faut donc toujours pouvoir s’adapter et faire face à toutes les situations.
Alors voici notre 3e et dernier conseil, le plus redoutable 😜
Car dans le doute, ou en cas de force majeure, se faire comprendre est toujours possible, moyennant quelques petits ajustements...
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Désert particulièrement intriguant, cuit dans des tubes de bambou - un délice! (Que nous n'aurions probablement jamais osé gouter sans une bonne communication) |
Conseil n°3 : en dernier recours, sortez la fiche magique
On connaît tous le langage universel, celui des mains, du visage, celui qui fait parfois beaucoup rire, mais qui ne marche pas toujours, surtout quand il faut être très précis.
Des fois, il n’y a rien à faire.
La barrière de la langue, le mot magique que personne ne comprend, la traduction
Google qui n’a rien à voir, le manque de support visuel… bref, c’est parfois peine perdue, on ne se comprend pas.
Cela nous est arrivé, au
Cambodge par exemple. Le mot magique «
bouos » (pas toujours facile à prononcer) n’est pas souvent bien compris. Le manque d’assurance pousse parfois les Khmers à « fuir » ou à « paniquer » lorsqu’ils ne parlent pas anglais et alors on se retrouve à manger du riz blanc sans rien…
#Cestduvecu 😅
Pourtant, il y a bien une
solution miracle et j’ai même envie de dire universelle :
les images.
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Tout simplement!
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Inspiré de ces petits carnets de photos pour aider à la communication en voyage, je nous ai fait une petite « fiche technique » sauvegardée dans le téléphone. Ultra claire, ultra précise. Et là, plus de problème, c’est même le soulagement, on se comprend.
C’est donc un
petit indispensable à toujours avoir sur soi, qui nous a grandement facilité la vie à nous et nos interlocuteurs!
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Une petite assiette de nouilles sautées aux légumes, un classique qui ne déçoit jamais! (Banlung - Cambodge 2014) |
Et puis, il reste toujours l’option de se faire à manger soi-même, en effet.
C’est un des conseils qui revient très souvent…
Alors oui, c’est le plus sûr, mais franchement, c’est aussi le plus « triste » (en toute subjectivité bien évidemment). Mais surtout, il faut l'option cuisine dans votre logement!
Pour certains, cuisiner en voyage est un vrai plaisir, je n’en doute pas: aller au marché, découvrir de nouveaux produits, partager un repas… c’est très chouette aussi.
Donc, on ne déconseille surtout pas de le faire, d'autant plus si vous avez le temps et une cuisine, profitez-en!
Mais avouez, ne pas faire de courses, ne pas préparer à manger et, surtout, ne pas faire la vaisselle... c'est aussi un des gros avantages quand on voyage. 😉
Chez Julie, au Cambodge
Et ici à Bali avec Serjiu et Jimina
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Et puis des fois aussi, on a juste envie de manger des produits "de chez nous" comme à la maison... (Chiang Mai 2025) |
Alors oui, on ne peut pas toujours goûter à tout, mais du coup et dès que c’est possible (et même si ça ne donne pas toujours envie…), moi, je teste!
C’est même devenu un peu la mission (l'obsession?), dénicher les saveurs que l’on ne connait pas encore et qui ne nous sont pas interdites!
Bonne nouvelle, on est rarement déçu et - spoiler alerte - beaucoup de spécialités nationales ou régionales se retrouvent en version végé, aussi!
Le bonheur...
... est bien dans l'assiette! 😝
Après toutes ces années, nous avons découvert une quantité faramineuse de recettes végétales.
Tellement, que l’on va tenter de vous faire un petit bilan pour chaque pays visité !
(à venir!)Une chose est sûre, nous avons toujours particulièrement bien mangé. Toujours.
À vrai dire, le plus compliqué n'est pas de trouver des plats sans animaux, c'est de trouver des plats sans (trop) de piment! 😜