dimanche 8 avril 2012

Petit tour de Siliguri

Étape obligatoire



La ville de Siliguri (reliée à celle de New Japalpuri) est le seul endroit desservi par les véhicules à destination du Nord, de L'Himalaya (!), vers Darjeeling et l'état du Sikkim.

Nous étions prévenus qu'il n'y avait rien à y faire. La plupart des voyageurs venus ici, ne restent qu'une nuit et ne s'attardent pas. (Ils sont nombreux d'ailleurs, ça nous change, nous qui n'avions pour le moment croisé pratiquement personne !)

Nous, nous en passerons quatre au total. Deux avant le Sikkim, deux aussi après. 

Cela nous aura permis de bien nous reposer dans notre chambre, sans aucun remords, et de planifier nos futures destinations à notre aise. 🙌


656 000 Hab. - Altitude: 120m
en couleur, les lieux que nous avons visité


Info : Article "compte rendu" écrit après notre tout premier voyage en Inde, en 2011


Le petit Taj Hôtel ne figure dans aucun guide (étonnamment), mais c'est sans doute grâce à cela qu'on y a trouvé une chambre (super correcte) sans devoir négocier, avec en plus un personnel adorable.

Donc les guides, c'est bien... 

Mais pas de guide, c'est très bien aussi ! #onapprend
 


 
Siliguri, c'est surtout une grande artère principale pas très jolie, où se bousculent rikshaws, motos, voitures et piétons.

Les klaxons ici sont en plastoc, leur bruit est plus abominable qu'ailleurs et leurs conducteurs encore plus insistants. 

Youpie...

.

 
Sur les trottoirs, on découvre de nouvelles curiosités.

Un marchand de plantes médicinales et autres "trucs" bizarres, qui baragouine des remèdes dans son micro. Un tatoueur en plein travail "d'ornementation" sur un Guru tout sourire assis par terre. Un "cureteur" d'oreilles ambulant...

Ah ces Indiens, ils sont trop forts ! Bientôt plus rien ne nous surprendra ici.


Le tatoueur, à même le sol...  #nocomment

Médecine de rue...
 
 
Vers le centre-ville, on traverse un grand pont, au-dessus de la Mahananda River, bordée d'habitations aux allures de bidonvilles. 

L'ambiance qui y règne est animée et plutôt joyeuse. C'est coloré. Les enfants jouent et rigolent dans les ruelles.

De ce pont, nous assisterons à de nombreuses scènes de vie. Ce fut le lieu le plus intéressant et le plus instructif de Siliguri. 


Mahananda River




À Kolkata, tout, absolument tout pouvait se faire sur les trottoirs, ici c'est dans l'eau !

Cette rivière fait office à la fois de salle de bain publique, de lave-linges et de lave-vaisselle, de terrain de jeux pour les enfants, de "spa-massages" pour buffles, de toilettes publiques... 

Tout on vous dit, tout.
 
On y trouve aussi un ghât de crémation et on croise nos premiers cortèges funéraires. Les corps sont enveloppés des tissus orange et or, le visage visible, portés sur de petits brancards en bambou.

En parlant des buffles, on constate qu'ils sont vraiment bien chouchoutés si on les compare aux pauvres vaches "sacrées" qui errent seules dans les rues sans émouvoir personne...
 



Kiran Chandra Burning Ghat

 
C'est aussi le jour de la fin des festivités de la Saraswati Puja à notre arrivée et toutes les Déesses sont amenées dans la rivière pour un dernier hommage (et une bonne dose de déchets supplémentaires ). 

Olé!

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À l'eau les Déesses !

 
Le centre de Siliguri n'a vraiment rien de sympathique
 
Partout des boutiques plus inintéressantes les unes sur les autres. Des phone-shop et autres restaurants pas très attrayants, ainsi qu'un petit bazar plein de trucs en plastique moche "made in china"...

Non vraiment, rien d'intéressant et on se dit que décidément ces Indiens ont de drôles de goûts des fois... Ce qui, d'un certain point de vue, est quand même assez intéressant au final. 😝

Ça me rappelle un petit resto tenu par des sikhs, dans un décor de bas-reliefs à la "grecque" du plus mauvais gout avec une ambiance auditive des plus déconcertante. On découvre de la musique "tri-son"— trois notes, jouées consécutivement et indéfiniment... 

On à d'abord cru que le cd devait être griffé, mais non.  Trop bizarre.


Chaï - Dhal - Chapatis

 
Nous avons eu de la chance de ne rester "que" deux nuits la première fois.

En effet, aller à Darjeeling étant interdit à cause des émeutes Gorkhas dans la région, c'est le gros bordel. 

De nombreux voyageurs se voient dans l'urgence de changer leurs plans. Les jeeps ne desservent plus que le Népal et c'est le chaos au bus-stand !

Malgré la fermeture officielle de Darjeeling (pour une période indéterminée), le Sikkim est lui sans danger (ouf!!). 

Par contre, la route qui y mène passe par une zone "sensible" et donc les autorités déconseillent vivement de passer par là. Seuls les bus escortés par l'armée peuvent se rendre à Gangtok, la capitale sikkimaise. 
 
Voilà la raison de toute cette cohue ici.


L'énorme file pour les tickets de bus qui remonte jusque sur la rue !

 
Nous avons eu l'énorme chance d'éviter toute une journée de file grâce à la rencontre d'un groupe d'étudiants norvégiens. 

Ils se trouvaient déjà dans la file et ce depuis 5h du matin (!), essayant de comprendre (et de négocier) comment se rendre à Gangtok aussi. 
 
Ils en ont profité pour nous prendre des tickets en plus et nous sommes partis dans la journée grâce à eux ! 

Sans ça, on y serait peut-être encore... 😅
 

"Sikkim Nationalised transport" — le terminal des bus pour le Sikkim

Vers la sortie de la ville

The Great International Tashi Gomang Stupa - à Salugara














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